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Culture

La funk à Lyon : une culture transmise de génération en génération

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Lyon au coucher du soleil avec platine vinyle et disques funk

À Lyon, la funk ne se résume pas à une époque. Elle se transmet. Par les vinyles que l’on conserve. Par les morceaux que l’on fait découvrir. Par les soirées où plusieurs générations se retrouvent. Par les artistes que l’on continue d’écouter des décennies après leurs premiers disques.

Bien avant les plateformes de streaming et les algorithmes, cette musique circulait déjà entre passionnés. Et si la funk occupe aujourd’hui une place particulière à Lyon, c’est aussi parce que cette relation ne s’est jamais complètement interrompue.

Des premiers vinyles aux événements d’aujourd’hui, de Detroit à Lyon avec Carmen Clayton, une même idée traverse les générations : écouter, partager et transmettre.

Avant le streaming, il fallait trouver les disques

Aujourd’hui, quelques secondes suffisent pour écouter pratiquement n’importe quel morceau. Dans les années 1970 et 1980, la découverte fonctionne autrement : il faut trouver le disque, connaître quelqu’un qui le possède, l’acheter, l’échanger ou attendre qu’un passionné fasse découvrir le morceau.

Dans son article consacré au maillot third 2026-2027 de l’Olympique Lyonnais, L’Équipe revient sur cette circulation de disques américains auprès des passionnés lyonnais. La musique ne se diffusait pas parce qu’un algorithme la recommandait : elle circulait entre personnes.

Le vinyle devient ainsi plus qu’un support musical. Il devient un objet de découverte, puis de transmission.

Une musique que l’on fait découvrir aux autres

La transmission musicale ne se mesure pas uniquement au nombre de disques vendus. Elle existe dans des gestes beaucoup plus simples : faire écouter un morceau à quelqu’un, donner le nom d’un artiste, repasser un disque pendant une soirée, conserver une collection, puis voir une génération plus jeune découvrir à son tour les mêmes morceaux.

La technologie change. Le vinyle côtoie ensuite le CD, les fichiers numériques, YouTube et les plateformes de streaming. Mais le geste reste finalement presque identique : « Écoute ça. »

Carmen Clayton et Time to Move : de Detroit à Lyon

Certains morceaux illustrent particulièrement bien cette capacité de la musique à traverser le temps et les frontières. C’est le cas de *Carmen Clayton et Time to Move.

Enregistré à Detroit en 1984, Time to Move va connaître une histoire particulière auprès du public funk lyonnais. Des décennies après sa sortie, le morceau continue d’être écouté, recherché et joué.

Carmen Clayton est venue à Lyon pour des événements funk autour de ce titre, notamment lors d’une soirée relayée par Beur FM. Aujourd’hui, elle est ambassadrice de Lyon Capitale de la Funk® et poursuit cette histoire avec Belek Records.

Un morceau enregistré à Detroit peut voyager pendant plusieurs décennies, rencontrer un autre public à plusieurs milliers de kilomètres et devenir progressivement associé à une culture locale. Découvrez le portrait complet de Carmen Clayton et l’histoire de Time to Move.

Belgacem Ben Mokdad : transformer la transmission en projet culturel

Une culture peut être transmise spontanément. Mais elle peut aussi être documentée, défendue et rendue visible. C’est dans cette deuxième logique que s’inscrit le travail de Belgacem Ben Mokdad, à l’origine de Lyon Capitale de la Funk®.

Son rôle n’est pas d’avoir « créé la funk à Lyon ». La culture existait bien avant le projet. L’objectif consiste plutôt à faire reconnaître, préserver et transmettre une identité culturelle déjà liée à plusieurs générations de passionnés lyonnais.

Organisation d’événements, travail autour de Carmen Clayton, Belek Records, archives, témoignages et transmission : ces initiatives participent à rendre cette histoire visible au-delà de ceux qui la connaissent déjà. Découvrir Belgacem Ben Mokdad et Belek Records.

2026 : quand l’OL met la funk lyonnaise sur son maillot

L’un des signes les plus visibles de cette reconnaissance est venu d’une institution difficilement dissociable de Lyon : l’Olympique Lyonnais.

Pour la saison 2026-2027, l’OL dévoile un troisième maillot inspiré de la funk lyonnaise. Les lignes circulaires évoquent notamment les sillons d’un disque vinyle. Dans son article consacré au lancement, L’Équipe présente cette relation à la funk comme un héritage populaire et local.

Ce choix dépasse l’esthétique. Le football et la musique peuvent sembler appartenir à deux univers différents, mais ici ils racontent la même ville. Une institution emblématique de Lyon utilise une partie de cette mémoire culturelle pour raconter sa relation au territoire.

Une identité culturelle ne doit pas devenir un musée

Reconnaître une histoire ne signifie pas la figer. Si la funk lyonnaise ne concernait plus que ceux qui l’écoutaient il y a quarante ans, elle deviendrait progressivement un souvenir. La transmission produit l’effet inverse.

Une personne découvre aujourd’hui un morceau sorti avant sa naissance. Elle commence à chercher d’autres titres. Elle découvre un artiste, puis un autre. Elle participe à une soirée. Et peut-être qu’un jour, c’est elle qui fera écouter ce morceau à quelqu’un d’autre. La transmission recommence.

C’est cette continuité qui intéresse Lyon Capitale de la Funk® : pas simplement raconter ce qui s’est passé, mais faire en sorte que l’histoire continue.

Des soirées pour faire vivre cette culture

Cette transmission passe aussi par les rencontres. Les événements de Lyon Capitale de la Funk® réunissent ceux qui connaissent cette culture depuis plusieurs décennies et ceux qui viennent parfois de la découvrir.

Ils ne servent pas uniquement à rejouer des morceaux anciens. Ils créent un espace où les générations se croisent, où des artistes rencontrent leur public et où un morceau peut être découvert pour la première fois. Voir les prochaines soirées et événements funk à Lyon.

Du vinyle aux nouvelles générations

Le disque vinyle résume assez bien toute cette histoire. Il était déjà là lorsque des passionnés lyonnais découvraient les productions américaines. Il apparaît sur Time to Move de Carmen Clayton en 1984. Et plus de quarante ans plus tard, ses sillons deviennent un élément graphique du maillot de l’Olympique Lyonnais consacré à la funk.

Entre ces périodes, les technologies ont complètement changé. Mais pas nécessairement la passion. La funk continue d’être écoutée, les morceaux continuent d’être recherchés, les souvenirs continuent d’être racontés et de nouvelles personnes découvrent cette culture.

Lyon Capitale de la Funk® : transmettre plutôt que figer

C’est probablement là que se trouve la meilleure définition de Lyon Capitale de la Funk®. Il ne s’agit pas d’un décret, ni de prétendre qu’une personne aurait créé à elle seule une culture qui existe depuis plusieurs générations. C’est une identité culturelle.

Une volonté de préserver une mémoire, de mettre en valeur ceux qui l’ont portée et surtout de permettre à cette histoire de continuer.

Ce qui fait vivre cette culture

Les archives

Préserver la mémoire.

Les vinyles

Faire circuler les morceaux.

Les artistes

Incarner et transmettre cette histoire.

Les soirées

Faire se rencontrer les générations.

La nouvelle génération

Parce qu’une culture ne se transmet que si quelqu’un la fait vivre demain.

Pour comprendre les racines de cette relation, consultez aussi notre histoire de la funk à Lyon et pourquoi Lyon porte aujourd’hui cette identité culturelle.

DJ aux platines devant une foule lors d’une soirée à Lyon
La transmission passe aussi par les soirées : des morceaux joués, partagés et redécouverts collectivement.

Une histoire qui continue

Les supports ont changé. Les générations aussi. Mais à Lyon, un geste reste étonnamment similaire : faire découvrir un morceau à quelqu’un d’autre. Hier avec un vinyle. Aujourd’hui avec un téléphone. Demain avec un support que nous ne connaissons peut-être pas encore.

De Detroit à Lyon, de Time to Move aux nouvelles générations, la funk continue ainsi son voyage.

Écoute ça.

Tant qu’il restera quelqu’un pour prononcer ces deux mots, l’histoire ne sera pas terminée.

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