
Pourquoi
Lyon ?
La funk a trouvé sa capitale : Lyon.
Lyon est considérée comme la capitale de la funk en France parce que cette musique, née aux États-Unis dans les années 60, n’y a jamais cessé de circuler depuis les années 70 : transmise de génération en génération, elle devient à Lyon un mouvement structuré, Lyon Capitale Funk.
Pour Belgacem Ben Mokdad, fondateur de Lyon Capitale de la Funk, la funk doit être comprise comme un pays culturel. Et comme tout pays, elle a besoin d’une capitale pour exister, se structurer et rayonner.
Dans sa vision, la véritable transformation intervient au début des années 80 avec l’arrivée du synthétiseur Roland. C’est cette évolution qui ouvre une nouvelle ère sonore de la funk : plus électronique, plus moderne, tout en restant profondément ancrée dans le groove d’origine. Il s’agit bien de sa lecture personnelle de cette mutation musicale.
À Lyon et dans sa banlieue, cette énergie trouve un point d’ancrage naturel. La ville devient un carrefour d’influences, notamment porté par les communautés venues du Maghreb et les sonorités raï, qui enrichissent et prolongent cette culture musicale.
Dans cette dynamique, il apparaît naturel que l’ambassadrice de cette “capitale de la funk” soit Carmen Clayton, interprète du titre légendaire It’s Time to Move. Elle-même reconnaît et soutient cette lecture, affirmant Lyon comme un point central de ce mouvement en pleine renaissance.
Dans cette vision, la funk n’est pas seulement un style : c’est un territoire vivant. Et Lyon en est la capitale.

Une histoire en 5 actes
L'arrivée
Une grande vague d'immigration en provenance d'Algérie orientale s'installe dans la métropole lyonnaise. Ces familles apportent avec elles des sonorités nouvelles, raï, chaoui, staïfi, qui vont se mélanger à la funk américaine qui circule alors dans les clubs. Lyon devient un creuset unique.
L'âge d'or
La funk américaine arrive à Lyon grâce à une génération de passionnés qui importent des vinyles rares directement des États-Unis et s’approprient cette nouvelle culture musicale. Dans les quartiers et la banlieue lyonnaise, cette musique noire américaine résonne immédiatement avec une jeunesse issue de l’immigration, qui retrouve dans ses rythmes une énergie, une identité et un moyen d’expression. Portée par les influences funk et raï, puis diffusée dans les radios locales, les soirées et les discothèques, elle devient un véritable phénomène culturel. Des quartiers lyonnais jusqu’aux vacances dans le Sud, cette génération transmet la funk bien au-delà de la ville et forge l’ADN unique de la scène funk lyonnaise.
Time to Move
À Detroit, Carmen Clayton enregistre « Time to Move » à l'âge de 11 ans. Sans le savoir, elle compose ce qui deviendra l'hymne officieux de toute une génération lyonnaise. Le morceau circule dans les fêtes, les voitures, les cassettes. À Lyon, ce titre ne vieillit jamais.
La fidélité
Quand Paris adopte le rap et Marseille invente le rap marseillais, Lyon reste fidèle à la funk. Elle continue de circuler dans les banlieues, les radios, les fêtes, les voitures et sur cassettes. Passant du vinyle rare à la cassette, elle est ensuite digitalisée par l'ancienne génération jusqu'en 2003. À partir de 2005, avec l'arrivée de YouTube, la nouvelle génération se l'approprie et la réinvente à travers des recherches et compilations devenues cultes : « Scarface Carmen », « 69 funk », « Scarface funk », « Funk rare 69 », « Funk Lyon » ou encore « Funk Carmen ». Elle ne disparaît jamais vraiment.
La transmission
Aujourd'hui, Lyon Capitale Funk n'est plus seulement une affirmation : c'est un statut officiel, déposé et validé. Derrière cette consécration, l'équipe de Belek Records a réussi l'exploit de faire reconnaître ce titre par les artistes et le monde entier, jusqu'à Detroit. Le mouvement continue de vibrer à travers les événements 100% Funk et les soirées Lyon Capitale Funk. Surtout, cette culture est collective. Chacun participe à sa manière pour faire vivre cette musique, que ce soit sur les pistes de danse ou à travers les réseaux sociaux (TikTok, Snapchat, Instagram, X, Facebook). Peu importe comment on le fait, l'essentiel est de continuer à transmettre cette énergie. C'est exactement ça, l'esprit du mouvement Lyon Capitale Funk.
Les passeurs
Aucune culture ne survit sans ceux qui la gardent vivante. À Lyon, ils ont un nom, une adresse, une histoire.
Les indépendants
Dans les années 80, une scène underground lyonnaise fascinante émerge. Elle donne naissance au Synthé Raï, une fusion inédite de musiques maghrébines et de funk électronique, qui n'existera nulle part ailleurs qu'à Lyon.
Carmen Clayton
En 1984, à Detroit, une jeune chanteuse de 11 ans enregistre « Time to Move ». Ce titre devient l'hymne d'une génération lyonnaise sans jamais l'avoir prévu. Quarante ans plus tard, Carmen Clayton signe chez Belek Records et devient l'ambassadrice officielle du mouvement.
Belek Records
Belgacem Ben Mokdad, enfant des Vernes à Givors, crée Belek Records pour accompagner les jeunes de son quartier et faire vivre la culture funk. Il devient l'organisateur de Lyon Capitale Funk et transforme une passion locale en projet de territoire reconnu nationalement.
Questions fréquentes
Quelle est l'origine du mouvement funk à Lyon ?+
La funk arrive à Lyon dans les années 70 avec les vinyles importés des États-Unis. Elle se mélange aux sonorités raï portées par les communautés venues d'Algérie. Cette hybridation donne naissance à une culture funk propre à Lyon, jamais interrompue depuis.
Pourquoi Givors et le quartier des Vernes sont-ils importants pour la funk lyonnaise ?+
C'est aux Vernes, à Givors, que Belgacem Ben Mokdad grandit au contact de la funk transmise par les anciens du quartier. C'est cette histoire locale qui donne naissance à Belek Records, puis au mouvement Lyon Capitale Funk.
Qu'est-ce que le Synthé Raï ?+
Le Synthé Raï est une fusion née à Lyon dans les années 80, mélangeant les sonorités maghrébines au funk électronique naissant. Cette scène underground n'existe nulle part ailleurs qu'à Lyon et fait partie des racines directes du mouvement Lyon Capitale Funk.
Quel est le lien entre Carmen Clayton et Lyon ?+
Carmen Clayton enregistre « Time to Move » à Detroit en 1984, à 11 ans, sans savoir que ce titre deviendrait l'hymne d'une génération lyonnaise. Quarante ans plus tard, elle signe chez Belek Records et devient l'ambassadrice officielle de Lyon Capitale Funk.
Lyon Capitale Funk est-elle une marque déposée ?+
Oui. « Lyon Capitale Funk » est une marque officiellement déposée à l'INPI, portée par Belgacem Ben Mokdad et Belek Records.
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